La page blanche

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, je vous propose un sujet particulièrement pesant pour les écrivains. Il s’agit de la page blanche. De ce syndrome pesant qui nous empêche d’écrire pendant une période indéterminée et qui nous vole notre motivation.

Photo de Lum3n sur Pexels.com

Contrairement à ce que l’on peut croire, la page n’est pas juste synonyme de manque d’inspiration. C’est bien plus que ça : c’est un syndrome qui fait référence à une peur, donc celle de la page, qu’on appelle aussi la leucosélophobie. C’est un phénomène qui est provoqué par le fait qu’on veuille tellement bien faire, que toute nos idées deviennent superflues et nous semblent mauvaises.

De ce fait, il est désormais impossible d’entamer, de continuer ou de même finir une œuvre. Mais ce n’est la seule raison. Il se peut aussi que la situation de nos personnages nous ai mêlé dans une situation complexe, de telle sorte qu’il devient difficile de dénouer les nœuds que l’on a provoqué. C’est d’ailleurs mon cas pour le tome 2 de La Colombe Déchue, ou il a fallu que je m’y reprenne à quatre fois avant de trouver ce que je voulais écrire.

Alors, que faire contre la page blanche ?

Il ne faut pas avoir peur du syndrome de la page blanche, sinon notre peur va grandir jusqu’à nous menée à l’abandon de notre œuvre ou pire, à une dépression dont il sera difficile de sortir. L’objectif est de se resituer dans son œuvre, quitte à la réécrire s’il faut.

Mais heureusement, j’ai quelques conseils à vous proposer pour vous aider à retrouver confiance en vous et pour combattre cette page blanche. C’est en tout cas les étapes que je suis pour m’y retrouver.

Ne pas prendre peur

C’est un mal pour un bien, soit. C’est nécessaire, en fait. La peur ne vous mènera qu’au plus bas, vous poussera à vous questionner. Et se questionnement, qui deviendra perpétuel, ne vous aidera pas à prendre le temps ou à profiter de cette page blanche afin de l’optimiser.

Se laisser du temps

Je ne vais pas vous mentir, c’est mon étape favorite. Contrairement à ce que peut penser la majorité, écrire est une tâche difficile, fatigante par moment. Parfois, certaines scènes sont plus dures à écrire ou le thème d’un roman peut être pesant sur notre mental. De ce fait, se laisser du temps est la meilleure option. Et quand je dis se laisser du temps, il est aussi permis de ne pas écrire du temps. Et oui, pour le début, tout du moins. Si vous ne savez pas quoi écrire ou que vous n’y arrivez pas, aucun besoin de se forcer. Fermer votre ordinateur, votre carnet et faites autre chose sans y penser. Vider votre esprit.

Se discipline en trouvant un rythme régulier

Une fois que quelques jours se sont écoulés, que vous vous êtes enfin reposé sans y repenser, il est temps de reprendre les rennes de son travail. Le but n’étant ni d’abandonner son projet, ni d’en faire trop dès le début, il faut vous apprendre à vous discipliner. C’est particulièrement difficilement quand on ne sait pas comment s’y prendre. Heureusement, je suis la pour vous guider. La meilleure technique, c’est de préparer un planning sur deux semaines : vous décider d’écrire, disons, quarante minutes pendant trois jours. Puis les trois jours suivants, vous ajoutez dix minutes, puis les trois jours suivants, vous ajoutez encore dix minutes. Lorsque vous avez trouvez un bon rythme sur au moins trois semaines, vous verrez que cela vous paraîtra bien plus naturel. Vous vous poserez naturellement pour écrire sans vous forcer.

C’est la magie de l’écriture, quoi !

Ne pas avoir peur

Sachez, de toute façon, que le premier jet d’une œuvre fait toujours office de planche noire. Cela signifie qu’elle sera forcément imparfaite avec bon nombre de défauts. Il est déconseiller de publier un texte dans sa nature brute.

Et parfois, écrire quelques scènes à droite et à gauche suffit à faire avancer une œuvre, le tout sera reconstruit plus tard sur de meilleures bases pour être finalement améliorée.

N’ayez pas peur de mal écrire. De toute façon, vous êtes la seule personne à vous trouver face à ce premier jet : personne ne pourra le juger. Dans tous les cas, il faudra repasser par une réécriture, une relecture puis une correction, donc ne vous brimez pas…

Si j’aurais un dernier conseil à vous donner, et celui-ci est très primordial (et surtout, je le dis par expérience) : n’envoyez jamais votre tome 1 à une maison d’édition sans avoir terminé d’écrire le tome 2 (ahah) !

Voilà, j’espère que cet article vous aura plus et qu’il aidera ceux qui paniquent à l’idée de ne rien écrire depuis quelques temps. N’hésitez pas non plus à aller lire l’article d’inauguration dans lequel je parle de l’écriture thérapeutique. Je vous retrouve en commentaires !

Publié par Sarah Braeckeveldt

Étudiante, autrice, correctrice bénévole, lectrice... Véritable force de la nature perpétuellement à la recherche de nouveauté et de beauté à lire (passe son temps entre les rangées de livres)

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