LOVING CLARKE de Kyrian Malone

Attention ! Cet article contient un spoiler important sur le livre, donc ne le lisez pas avant de l’avoir lu ! 🙂 

Il fallait absolument que je lise l’un des romans de Kyrian Malone qui est amplement connue sur la toile pour être une des autrices les plus réputées en matière de littérature LGBT. Elle a écrit un bon nombre de livres mais il me semble que Loving Clarke fait partie de ceux qui plaisent le plus. 

La première chose que je regrette un peu, c’est de ne pas avoir choisi le bon livre. Evidemment, mon avis et purement personnel et j’aurais dû me renseigner avant, c’est tout à fait naturel : ayant moi-même un passé assez tumultueux avec des personnes autistes, je ne m’étais pas rendu compte dans le résumé que c’était le cas du personnage principal. Heureusement pour moi, ça n’a pas totalement assombrit ma lecture et c’est bien pour cela que je vous en parle aujourd’hui ! 

La première chose à dire sur ce livre, c’est la souplesse qu’il contient. J’ai été étonné de voir à quel point Kyrian Malone est parvenu à parler de problèmes psychologiques aussi complexes d’une manière douce et flexive. J’avais un peu peur de me perdre dans de multiples informations en l’achetant, mais hormis deux chapitres inversés typographiquement, c’était très agréable ! C’est une lecture simple mais qui contient ses petites spécificités : un langage souple, vertueux, une plume très délicate et presque poétique. Tout ce que j’apprécie.  

L’histoire met en scène une adolescente de 17 ans, Clarke, qui ne sait pas ce qu’elle a. Elle sait qu’elle est différente et qu’elle ne voit pas la même chose que les autres, et pourtant aucun médecin ne parvient à lui soumettre un diagnostic. Jusqu’ç sa rencontre avec deux personnes : Alycia, une élève de sa classe et Regina Queen, sa professeure. Et c’est seulement à partir de là que tout va s’éclairer… 

Le livre en lui-même était plutôt intéressant mais ce qui m’a réellement captivé n’était pas du tout la romance principale. On retrouve une romance secondaire entre des personnages auquel on ne s’attendrait pas du tout et je vous avoue que c’est celle-ci qui m’a fait le plus vibrer malgré qu’on n’ait peu de réels moments entre elles.  

Si vous souhaitez tenter de la littérature homoromance, ou quelque chose qui proviennent de Kyrian Malone, je ne vous le conseille pour sa simplicité et sa beauté poétique ! 

PAS NÉS SOUS LA MÊME ÉTOILE d’Adèle Ninay

Résumé du livre : Mike et Camille n’avaient aucune raison de se plaire. Sa vie à lui c’est le rap avant tout et les potes du quartier. Son monde à elle est fait de danse, de littérature, d’une vie confortable dans le centre de Paris. Il a découvert la violence et la rébellion depuis déjà de nombreuses années, elle est délicate et solaire. Il l’insupporte dans son rôle de macho à deux balles, elle l’agace avec ses airs de princesse.Pourtant leur rencontre doit avoir lieu, et elle les prend par surprise comme un coup de poing en plein cœur. Mais quand on est si différents, comment avancer ? Pour l’un et pour l’autre, aucun mot n’a la même définition : violence, plaisir, avenir…fidélité. Balancés l’un contre l’autre par la vie, ils n’auront plus d’autre choix que de résister au choc. Ou d’exploser en plein vol.

Pas nés sous la même étoile, c’est un livre poignant qui oppose deux univers totalement différents : celui de Camille, une fille de bonne famille et danseuse classique et celui de Mike, baigné dans la violence et l’univers du rap et des amis de toujours. Je l’ai acheté pour la couverture mais pas seulement : sans trop savoir pourquoi, le résumé m’a beaucoup attiré alors que je le trouvais étonnamment banal. En vérité, après réflexions, c’était cette opposition forte qui m’a attiré et qui était loin de la représentation du badboy et de la gentille fille qu’on a l’habitude de voir. J’en ai tellement lu et relu que je me suis dit qu’un petit peu de réalisme ne me ferait pas de mal. 

Et j’ai eu raison de l’acheter ! La première chose qui m’a marquée, c’est tout particulièrement le point de vue de Mike. Adèle Ninay a décidé de faire un choix risque : plutôt que de narrer son texte tout simplement, comme n’importe quel auteur l’aurait fait, elle a décidé de prendre le parti pris de se mettre à la place de Mike. Non, plus que ça : elle était Mike, elle était lui. Il existe réellement entre nos mains, entre ses lignes. Mike est particulièrement bien décrit, notamment à travers ses actes, son caractère et surtout (surtout !) son langage. 

Je suis dans la loge en train de parler avec Antoine, le gars d’Universal, et il me suce bien la bite en mode « ton concert, ce soir c’était géant » et « quand l’album sera sorti, on fera un disque d’or, c’est sur ». Ça fait trop du bien d’entendre ce lèche-cul me dire que je suis un king — p.204

Cet exemple est très explicite et démontre à quel point l’autrice a voulu montrer qui était réellement Mike. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’elle est vécue elle-même avec des hommes de ce genre, qu’elle est croisée le monde du graff et du rap et qu’elle est était elle-même chanteuse parce que tout cela fait d’elle la narratrice d’une partie de sa vie qu’elle a retranscrite sous forme de fiction. Cela apporte une touche d’originalité au texte et l’œuvre se démarque à travers ce personnage masculin. Quant au personnage de Camille, je l’ai peu aimé parce que j’ai naturellement retrouvé le rôle de la fille à papa. Cependant, je ne pourrais pas nier qu’elle m’a beaucoup étonnée et surtout, l’autrice n’a pas fait d’elle une étoile montante comme ça aurait dû l’être si on avait suivi les codes sociaux : ce n’est pas censé être le gars des mauvais quartiers qui réussit, mais la fille déterminée et qui vit dans une vie confortable (est-ce que ma phrase est compréhensible ?). Pour le coup, Camille a dû se détourner du chemin qu’elle voulait emprunter malgré elle et, bien heureusement, elle ne s’est pas totalement montré comme le cliché ambulant qu’elle aurait dû être. Peut-être bien qu’elle vît dans une grande et belle maison, qu’elle fait de grandes études et que ses parents sont riches, mais il est apparu avec un caractère fort par moment, voir autant que Mike, avec un langage cru. Et surtout, elle s’est montrée indépendante et fière, et ça, j’ai adoré ! 

Si vous souhaitez lire une romance de ce genre, qui se différence de ce qu’on a l’habitude de retrouver dans une new romance, alors je vous le conseille vivement ! 


Prix du livre : 17 euros 
Publié à Hugo Roman de la FrenchTeam 

La page blanche

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, je vous propose un sujet particulièrement pesant pour les écrivains. Il s’agit de la page blanche. De ce syndrome pesant qui nous empêche d’écrire pendant une période indéterminée et qui nous vole notre motivation.

Photo de Lum3n sur Pexels.com

Contrairement à ce que l’on peut croire, la page n’est pas juste synonyme de manque d’inspiration. C’est bien plus que ça : c’est un syndrome qui fait référence à une peur, donc celle de la page, qu’on appelle aussi la leucosélophobie. C’est un phénomène qui est provoqué par le fait qu’on veuille tellement bien faire, que toute nos idées deviennent superflues et nous semblent mauvaises.

De ce fait, il est désormais impossible d’entamer, de continuer ou de même finir une œuvre. Mais ce n’est la seule raison. Il se peut aussi que la situation de nos personnages nous ai mêlé dans une situation complexe, de telle sorte qu’il devient difficile de dénouer les nœuds que l’on a provoqué. C’est d’ailleurs mon cas pour le tome 2 de La Colombe Déchue, ou il a fallu que je m’y reprenne à quatre fois avant de trouver ce que je voulais écrire.

Alors, que faire contre la page blanche ?

Il ne faut pas avoir peur du syndrome de la page blanche, sinon notre peur va grandir jusqu’à nous menée à l’abandon de notre œuvre ou pire, à une dépression dont il sera difficile de sortir. L’objectif est de se resituer dans son œuvre, quitte à la réécrire s’il faut.

Mais heureusement, j’ai quelques conseils à vous proposer pour vous aider à retrouver confiance en vous et pour combattre cette page blanche. C’est en tout cas les étapes que je suis pour m’y retrouver.

Ne pas prendre peur

C’est un mal pour un bien, soit. C’est nécessaire, en fait. La peur ne vous mènera qu’au plus bas, vous poussera à vous questionner. Et se questionnement, qui deviendra perpétuel, ne vous aidera pas à prendre le temps ou à profiter de cette page blanche afin de l’optimiser.

Se laisser du temps

Je ne vais pas vous mentir, c’est mon étape favorite. Contrairement à ce que peut penser la majorité, écrire est une tâche difficile, fatigante par moment. Parfois, certaines scènes sont plus dures à écrire ou le thème d’un roman peut être pesant sur notre mental. De ce fait, se laisser du temps est la meilleure option. Et quand je dis se laisser du temps, il est aussi permis de ne pas écrire du temps. Et oui, pour le début, tout du moins. Si vous ne savez pas quoi écrire ou que vous n’y arrivez pas, aucun besoin de se forcer. Fermer votre ordinateur, votre carnet et faites autre chose sans y penser. Vider votre esprit.

Se discipline en trouvant un rythme régulier

Une fois que quelques jours se sont écoulés, que vous vous êtes enfin reposé sans y repenser, il est temps de reprendre les rennes de son travail. Le but n’étant ni d’abandonner son projet, ni d’en faire trop dès le début, il faut vous apprendre à vous discipliner. C’est particulièrement difficilement quand on ne sait pas comment s’y prendre. Heureusement, je suis la pour vous guider. La meilleure technique, c’est de préparer un planning sur deux semaines : vous décider d’écrire, disons, quarante minutes pendant trois jours. Puis les trois jours suivants, vous ajoutez dix minutes, puis les trois jours suivants, vous ajoutez encore dix minutes. Lorsque vous avez trouvez un bon rythme sur au moins trois semaines, vous verrez que cela vous paraîtra bien plus naturel. Vous vous poserez naturellement pour écrire sans vous forcer.

C’est la magie de l’écriture, quoi !

Ne pas avoir peur

Sachez, de toute façon, que le premier jet d’une œuvre fait toujours office de planche noire. Cela signifie qu’elle sera forcément imparfaite avec bon nombre de défauts. Il est déconseiller de publier un texte dans sa nature brute.

Et parfois, écrire quelques scènes à droite et à gauche suffit à faire avancer une œuvre, le tout sera reconstruit plus tard sur de meilleures bases pour être finalement améliorée.

N’ayez pas peur de mal écrire. De toute façon, vous êtes la seule personne à vous trouver face à ce premier jet : personne ne pourra le juger. Dans tous les cas, il faudra repasser par une réécriture, une relecture puis une correction, donc ne vous brimez pas…

Si j’aurais un dernier conseil à vous donner, et celui-ci est très primordial (et surtout, je le dis par expérience) : n’envoyez jamais votre tome 1 à une maison d’édition sans avoir terminé d’écrire le tome 2 (ahah) !

Voilà, j’espère que cet article vous aura plus et qu’il aidera ceux qui paniquent à l’idée de ne rien écrire depuis quelques temps. N’hésitez pas non plus à aller lire l’article d’inauguration dans lequel je parle de l’écriture thérapeutique. Je vous retrouve en commentaires !

L’écriture créative

  • ateliers d’écriture apparaissent aux États-Unis en 1936. La creative writing est liée à l’université : il s’agit d’un enseignement littéraire et technique évalué, même s’il est dispensé par des écrivains et s’il est essentiellement oral, transmettant un savoir de l’écriture à partir d’analyses de textes. L’écriture créative s’est développée plus tard en France et plutôt dans les marges.
  • pratique sociale et politique, visant la réappropriation de la langue par des publics en difficulté.
  • accéder au plaisir personnel d’écrire ou d’être diplômé grâce à des cursus universitaires débouchant sur des métiers liés à l’écriture.
  • réapprendre à se faire plaisir en écrivant. De se réapproprier l’écriture en dehors du cadre scolaire imposé.
  • but de libérer les blocages que vous avez en vous
  • vous prendrez confiance en vous.
  • pbligés de vous confronter à la critique bienveillante des autres dans le groupe. Ces critiques permettent avant tout de progresser et de vous rendre compte des défauts dans vos écrits pour les améliorer. Puis, dans l’étape suivante, vous serez capable de vous auto-évaluer.  C’est une compétence importante et essentielle dans notre vie. Vous auto-évaluer ne veut pas vous dévaloriser. Mais, être capable de voir ce qui va ou pas dans votre écrit.
  • ous apprendrez aussi le travail coopératif en étant dans un groupe. Vous instaurerez des relations interpersonnelles dans le groupe. Vous serez dans une dynamique interactive, qui ne pourra que vous faire du bien! Vous vous ouvrirez à votre créativité et à celle des autres.

L’écriture thérapeutique

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, j’inaugure mon nouveau blog avec ce premier article qui a pour sujet l’écriture thérapeutique. Ne vous inquiétez pas, vous retrouvez un grand nombre de critiques de livres mais également, comme ci-présent, des articles sur l’écriture en général. En tant qu’autrice, je suis assez curieuse et j’aime tester de nouvelle choses.

Un médicament littéraire

Après beaucoup de recherches, j’ai découvert que l’écriture thérapeutique était un moyen très efficace pour se détendre et que le simple fait d’écrire pouvait nous permettre de faire le point à la fois sur son passé mais aussi pour mieux appréhender son avenir. Et après réflexions, c’est vrai qu’il est plus facile de se resituer après une séance d’écriture gratifiante.

En effet, coucher ses pensées sur le papier permet dans un premier temps de connaître son « moi profond », celui que l’on cache au fond de nous. Parallèlement, on gagne confiance en nous et on dépasse notre timidité. un grand tri se fait alors dans nos émotions.

Quand on écrit, le geste veut que la tête soit la cheffe, reliée à la main. Comme la graphothérapie (qu’on retrouvera dans un futur article), qui va de la tête à la main : s’enchaine alors l’exploration de soi-même et « les blocages, les interdits, les transgressions inconscientes » comme le confie la graphologue Dominique Vaudoiset.

Les avantages

En somme, l’écriture thérapeutique a énormément d’avantages. Elle permet de faire le point sur les pensées qui apparaissent négatives la grande majorité du temps et qui, de plus, nous empêchent d’avancer. L’écriture est un moyen de faire du tri tout en prenant du recul sur les aléas de la vie. Ainsi, on peut repousser sa réflexion au maximum et parvenir à anticiper son avenir.

L’objectif étant de s’offrir un instant de calme pour être connecté à ses émotions. Parce que l’écriture ne s’adresse pas systématiquement à quelqu’un d’autre mais aussi à soi-même, d’où l’intérêt du journal intime.

De plus, cette discipline issue de l’art-thérapie et de la psychologie positive, propose de nombreux exercices.

S’essayer à l’écriture thérapeutique

Effectivement, le but de l’écriture thérapeutique, c’est aussi de s’y essayer afin de voir soi-même les effets positifs de cette thérapie. Il existe des exercices assez connus que je vous présente ci-dessous :

Le questionnaire de Proust — en plus d’être le questionnaire le plus célèbre, il sert également à cerner ses aspirations et sa personnalité. Qui aurait cru que quelques questions nous aiderait à y voir plus clair, hun ? Le questionnaire de Proust se compose de 34 questions. Il s’agit donc d’une introspection personnelle et particulièrement efficace.

Je vous ai fabriqué un tout-mini planner pour répondre à ses questions. Retrouvez le par ici >

Être, faire et avoir — Cet exercice ressemble au questionnaire de Proust. Il s’agit de se poser les questions suivantes à soi-même : « qui voudrais-je être ? que voudrais-je faire ? que voudrais-je avoir ? » et d’y répondre maintenant, puis dans 1 an, 5, 10 et continuellement ainsi. Ces temporalités distinctes vous permettront de mieux cerner vos objectifs.

Lettres à moi-même — (j’avoue, cet exercice, je l’ai créée, ça m’amusait !). Dans cet exercice, il s’agit d’écrire une lettre à celui ou celle que l’on a était il y a 1 an, 1 mois ou à celui ou celle que l’on sera dans un 1 mois, 1 an, 2… Le but est d’écrire honnêtement ce que l’on pense de soi, de ce qu’on aimerait devenir. On peut aussi s’écrire une lettre à ouvrir pour les occasions particulières, comme une capsule temporelle, lors des projets aboutis, des diplômes obtenus.

Lettres à moi-même — il s’agit d’écrire une lettre à celui (ou celle) que l’on était il y a 1 an, 1 jour, 1 mois, 10 ans. Ou à celui que l’on sera dans 1 jour, 1 mois, 1 an, 10 ans, etc. On peut aussi s’écrire une lettre à ouvrir quand on aura abouti dans un projet ou une lettre pour le jour où on aura besoin de se souvenir pourquoi on a fait tel ou tel choix. Une sorte de capsule temporelle.

Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui. J’espère que cet article vous aura plus et qu’il vous aidera à vous sentir un peu mieux. On se retrouve prochainement avec de nouveaux articles ! N’hésitez pas à commenter si cela vous a plu (ou pour me corriger/critiquer aussi tant que cela reste constructif).